Elle ne "travaille" que sur des images binaires.
Si l'on part d'images en niveaux de gris, on doit donc les segmenter.
Nous allons étudier quelques propriétés très
intéressantes de ces opérateurs de morphologie mathématique,
grâce à un logiciel d'analyse d'images.
Pour ce faire, nous allons partir de l'image en niveau de gris suivante
:
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Il s'agit d'un cliché numérique en niveaux de gris
d'une coupe histologique d'épithélium oesophagien humain,
sur laquelle les noyaux cellulaires ont été mis en évidence
grâce à une coloration spécifique de l'A.D.N :
la coloration de Feulgen. |
On va, dans un premier temps, la segmenter
par seuillage manuel en positionnant
le seuil haut à 188, pour extraire et individualiser les noyaux cellulaires
du fond, ce qui nous donne l'image binaire suivante :

On peut noter que l'on y individualise certes bien les sections de noyaux,
mais on remarque que :
- on récupère par la même occasion beaucoup
de petites régions parasites qu'il faudra éliminer avant
de procéder à une mesure, comme le dénombrement
ou l'analyse de la surface des sections de noyaux
- il y a des trous dans les profils nucléaires : il va être
nécessaire de les combler
- on va devoir casser les amas de noyaux si on veut valablement
les compter
- un certain nombre de noyaux sont coupés par le bord de l'image
: si l'on veut estimer, par exemple, la surface moyenne ou la forme
des noyaux, il va falloir eux aussi les éliminer.
- on pourra terminer par la détection des objets les plus allongés
.
Ces opérations vont faire appel à la morphologie
mathématique ensembliste .
Débarrassons-nous, pour commencer, des petites régions parasites
:
Nous allons, pour celà, utiliser l'opération d' érosion
sur l'image ci-dessus, ce qui nous donne l'image résultante suivante
:


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