Le cancer montre une grande variabilité de fréquence selon des facteurs aussi différents que lâge, le sexe, la race, la classe socio-économique, le statut marital, lorigine géographique. Bien que certaines variations puissent peut-être sexpliquer par des différences dans la façon de comptabiliser les cancers, elles permettent le plus souvent dattirer lattention sur de nouveaux facteurs environnementaux ou détudier limpact de mesures de prévention, de dépistage ou de traitement.
La mesure du nombre de cancer est basée sur trois items différents : le nombre de personnes affectées par la maladie (numérateur), la longueur de la période étudiée (en général une année), et la population étudiée (le dénominateur). Trois grands index sont étudiés : lincidence, la mortalité et la prévalence.
Lincidence se calcule selon la formule :
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On exprime, en général, ce taux pour 100 000 ou un million. Le taux dincidence peut être total (tous les âges confondus) ou par classe d'âge.
Du fait des variations de durée de vie entre continents, les taux d'incidence peuvent être ajustés à une population type dite standard France ou standard Monde.
La mortalité se calcule d'une façon analogue.
Linformation sur la mortalité, obtenue en général à partir des certificats de décès, peut, en principe, être plus exhaustive que les données dincidence. Mais la signification de ces données est moins intéressante que les données dincidence qui couvrent aussi les cas non mortels. En outre, on connaît linégale valeur des certificats médicaux de décès.
Les taux de mortalité sont très représentatifs pour les cancers de mauvais pronostic, mais aussi pour évaluer limpact réel des politiques de prévention et de dépistage. Dans ces études de mortalité, on exclut souvent les populations très âgées pour lesquelles les données sont plus incertaines.
La prévalence na pas dintérêt important pour lépidémiologie, mais plutôt pour les études dimpact économique des maladies. On la définit comme le rapport :
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Les cancers ayant une mortalité faible ont une prévalence élevée. De même, ceux pour lesquels la thérapeutique entraîne une prolongation importante de la survie ont une prévalence élevée, correspondant à des coûts de soins élevés.