Le syndrome de Bloom est une maladie héréditaire autosomale récessive caractérisée par l'apparition de télangiectasies à la lumière, un poids faible à la naissance, des troubles du développement. Il apparaît surtout chez les juifs Ashkenazi ( 1 naissance sur 58.000), beaucoup moins dans la population générale.
Il est du à un déficit de réparation de l'ADN : activité réduite de la ligase, synthèse défectueuse de DNA, échanges chromatiniens fréquents entre les chromosomes, croissance cellulaire lente.
Elle aboutit fréquemment au développement de leucémies et de lymphomes.
Burkitt est un médecin généraliste anglais qui a décrit vers 1950 une tumeur du maxillaire supérieur chez les enfants africains en rapport avec une prolifération de lymphocytes B. Il existe une forme non tumorale de ce lymphome en Amérique et en Europe.
On verra plus loin l'intérêt scientifique de ce lymphome en raison de l'implication d'un virus dans sa pathogénie, le virus d'Epstein-Barr, des modifications chromosomiques particulières ainsi que de la stimulation d'un oncogène appelé myc.
Dans la mission initiale des Centres de Lutte contre le cancer est décrite la tenue des dossiers et la publication des résultats thérapeutiques. C'est la raison pour laquelle, dès sa constitution, la Fédération des Centres s'est intéressée à rassembler les résultats des différents Centres en mettant en commun une feuille de recueil d'information portant sur l'identité, la localisation cancéreuse, le stade tumoral, la thérapeutique déjà reçue par le patient, la thérapeutique mise en place dans le Centre et la surveillance annuelle des différents malades soit directement soit par l'intermédiaire des correspondants.
Il s'agit ainsi d'une banque de donnée particulièrement intéressante.
Thomas Hodgkin, médecin londonien, décrivit en 1832 trois cas d'une maladie caractérisée par des adénopathies diffuses, un accroissement de volume de la rate, de la fièvre et une altération de l'état général conduisant à la mort.
Il s'agit d'un lymphome très particulier par sa diversité histologique, sa réponse à la radiothérapie et à la chimiothérapie, son pronostic favorable sous traitement ayant amené une désescalade thérapeutique. Par opposition, les autres lymphomes sont appelés non hodgkiniens (comme le lymphome de Burkitt par exemple).
La maladie de Hodgkin est relativement fréquente et a fait l'objet de nombreux essais multicentriques européens dans le cadre de l'Organisation Européenne pour la Recherche et le Traitement du Cancer (OERTC ou EORTC), dans lesquels les groupes français ont souvent été pilotes. L'abord pluridisciplinaire de cette maladie et les progrès thérapeutiques observés en font un modèle pour l'étude de la coopération médicale.
Le nombre annuel de cancers masculins a été d'environ 870 cas, et celui des cancers féminins de 530 cas entre 1988 et 1992. On voit la différence du nombre de cancers observés, essentiellement en rapport avec le cancer du poumon, les cancers ORL et de l'oesophage.
Moritz Kaposi, dermatologue autrichien (1837-1902) décrivit en 1872 une atteinte cutanée ressemblant à une surélévation de la peau en plaques non douloureuses, un peu violacées, ressemblant parfois à des ecchymoses, qui finissent par se joindre. Il s'agit d'un sarcome cutané.
Le sarcome cutané de Kaposi était une affection rare jusqu'à l'apparition du SIDA. Les malades sidéens, surtout ceux ayant contracté le Sida par relations sexuelles (homo- ou hétérosexuelles) peuvent être atteints dans une proportion qui atteignait jusqu'à 50% des cas. Actuellement, la trithérapie semble avoir réduit considérablement l'incidence de ce sarcome cutané.
Il s'agit d'une tumeur cutanée issue des mélanocytes de la peau. Il a souvent pour origine un grain de beauté connu depuis longtemps.
Il se développe soit sous forme d'une tumeur plane avec une atteinte adjacente cutanée (lentigo mélanique), soit sous forme d'atteinte intra-dermique diffuse (superficial spreading melanoma) soit sous forme d'un nodule typique (nodular melanoma). Il n'est pas toujours de couleur noir et les variations de couleur traduisant l'importance de sa vascularisation signent le caractère malin.
Les sujets de couleur claire (typiquement les anglo-saxons) et soumis aux Ultra-violets ont beaucoup plus de chances de voir se développer un mélanome.
L'importance de son épaisseur (classification de Clarke ou classification en épaisseur de l'UICC) permet de distinguer les formes a priori de bon pronostic de celles qui vont évoluer localement et surtout sous forme de métastase.
Le traitement est chirurgical avec éventuellement une radiothérapie complémentaire locale. La chimiothérapie, l'immunothérapie n'ont qu'un effet mineur. Une fois le mélanome métastatique, le pronostic est toujours sombre, avec cependant des durées d'évolution très variables.
Sir Percival Pott (1713-1788), chirurgien anglais, travaillant à Londres, décrivit notamment la tuberculose du disque vertébral qui porte son nom.
Bernardino Ramazzini ( 1633-1714), professeur de médecine à Padoue, fut un des précurseurs concernant les accidents du travail et précisa certaines mesures d'hygiène et de sécurité.
L'organisation des registres des tumeurs en France montre l'importance des initiatives personnelles pour faire progresser la connaissance des maladies.
Dans chacun des départements concernés, c'est un petit nombre de médecins agissant en général en leur nom ou au nom d'une institution (Centre Hospitalier Universitaire, Centre de Lutte contre le Cancer, Association de Lutte contre le Cancer) qui ont initié ces registres, en regroupant les bonnes volontés. Le financement de ces registres repose souvent encore sur la générosité du public (cas du registre de la Manche notamment, qui répond à un besoin de sécurité de la population du Cotentin).
Petit à petit, les institutions officielles ont pris conscience de l'intérêt de ces initiatives et les ont coordonnées. On peut cependant regretter dans notre pays la faiblesse des moyens mis à la disposition de l'épidémiologie et la non-connaissance des résultats thérapeutiques.
Les registres sont maintenus reconnus par le ministère, et une nouvelle législation aménageant le code de déontologie a été établie pour permettre une transmission nominative des informations respectant le plus possible le secret professionnel.
Il s'agit d'une maladie (encore appelée bilharziose) en rapport avec un parasite ou schistosomia qui infeste les eaux des rivières ou des rizières . Il existe des formes intestinales (schistosomia mansoni), générales (schistosomia japonica), urinaires (schistosomia haematobium) ou cutanées (schistosomia dermatique).
La schistosomiase vésicale envahit la vessie entraînant des lésions d'irritation de la muqueuse (ou cystite) et cliniquement des hématuries. Une insuffisance rénale, une infection vésicale ou prostatique, un oedème des bourses peuvent s'observer. Une complication fréquente est la dégénérescence sous forme d'une cancer épidermoïde. Cette complication se voit très fréquemment en Egypte.