L'étude du mélanome B16 de la souris démontre le caractère sélectif des métastases. Si on incube des cellules mélaniques sur des coupes de poumon, et si, après les avoir récupérées, on les injecte en IV chez la souris, on sélectionne ainsi des cellules qui vont métastaser exclusivement au niveau du poumon. Des cellules mélaniques ayant métastasé au niveau du poumon s'agrège uniquement avec des cellules endothéliales d'origine pulmonaire.
![]() |
| Reconnaissance de lendothélium dorigine pulmonaire par des cellules cancéreuses dorigine pulmonaire |
La culture de cellules endothéliales d'origine différente permet de confirmer cette interaction spécifique. On dépose des cellules tumorales sur les cultures endothéliales, et on étude leur adhésion.
Les cellules tumorales n'adhèrent qu'aux cellules endothéliales des capillaires et non des gros vaisseaux.
Les cellules métastatiques au cerveau adhèrent de façon plus intense à des cellules endothéliales cultivées à partir de capillaires cérébraux, et les cellules métastatiques au poumon à des cellules endothéliales originaires de capillaires pulmonaires.
![]() |
| Les cellules pulmonaires nadhèrent pas à lendothélium présentant des molécules dadhésion typiques des endothélium neurologiques. |
Les molécules responsables de cette adhésion spécifique sont des membres de la superfamille des immunoglobulines, notamment V-CAM et E-CAM, comme on peut le démontrer avec des anticorps spécifiques.
![]() |
| Les cellules pulmonaires nadhèrent que de façon irrégulière à des endhothélium dorigines différentes. |
Une molécule spécifique du poumon (Lu-E-CAM-1) a été décrite récemment.