Traitements innovants des cancers : Protonthérapie : les CLCC de Paris, Nice et Caen s'allient...

Traitement innovant des cancers :
Les Centres de lutte contre le cancer de Paris, Nice et Caen s’allient afin de proposer un parcours de soin sur tout le territoire pour la prise en charge par protonthérapie

Le 9 juillet 2018 - Les trois centres de lutte contre le cancer (CLCC) français proposant la protonthérapie, cette forme ultra-précise de radiothérapie, signent un accord-cadre pour garantir l’égalité d’accès aux soins sur tout le territoire français.

La protonthérapie, cette radiothérapie de très haute précision ne peut être réalisée que dans des centres spécialisés. En France, trois centres sont équipés pour traiter des patients par cette technique : le Centre Antoine Lacassagne de Nice et l’Institut Curie à Paris depuis 1991, et le Centre François-Baclesse de Caen, depuis quelques jours.

Ces trois centres, tous membres d’Unicancer, la fédération des Centres de lutte contre le cancer, viennent de signer un accord-cadre visant à garantir l’égal accès des patients sur le territoire français à la protonthérapie et aux techniques innovantes.

Cet accord s’organise en trois volets :

  • Organiser les parcours patients, notamment en structurant des filières de prise en charge qui permettront d’optimiser le parcours de soins au bénéfice des patients. Cette organisation permettra également d’assurer la continuité des traitements en cas d’arrêt prolongé de l’un des centres, dans un cadre pré-défini.
  • Structurer un programme d’enseignement et de formation : actions de formations, échanges de bonnes pratiques, mutualisation de compétences… seront ainsi mieux organisés et plus efficaces.
  • Structurer une coopération nationale dans les domaines de la recherche et de l’innovation médicale, technique et technologique, l’objectif étant d’amener aussi vite que possible les nouvelles découvertes au lit du patient.

« Le projet d’établissement de l’Institut Curie a pour maître-mot l’ouverture, explique le Pr Pierre Fumoleau, directeur général de l’Ensemble hospitalier de l’Institut Curie. C’est pourquoi nous nous attachons à nouer des coopérations hospitalières, dont l’objectif est toujours d’apporter un bénéfice aux patients. Dans le cas de la protonthérapie, cet accord va bénéficier aux patients de l’ensemble du territoire français, il est donc particulièrement riche de sens. L’Institut Curie, berceau de la radiothérapie, est heureux de pouvoir partager son expertise historique sur l’utilisation de la protonthérapie. »

Le Pr Marc-André Mahé, nouveau directeur général du Centre François-Baclesse, insiste sur la volonté de collaboration : « L’accord-cadre entre les trois centres de lutte contre le cancer réalisant la protonthérapie souligne leur souhait de mettre en place une organisation nationale permettant une prise en charge égale pour tous les patients, enfants et adultes, justifiant d’un traitement par cette technique qui sera réalisée en étroite collaboration avec les centres qui adresseront les patients dans le cadre d’un parcours de soins global. La composante enseignement et recherche doit également être soulignée comme source d’amélioration de la qualité des futurs équipements et protocoles et par voie de conséquence celle des soins prodigués. »

Pour le Pr Joël Guigay, directeur général du Centre Antoine Laccassagne, « cet accord entre nos trois établissements est la concrétisation de notre volonté commune de faire bénéficier à chaque patient du territoire national d’un égal accès à l’innovation en cancérologie mais également de développer la recherche et d’accroître l’expertise des professionnels de santé. Organiser le maillage territorial ainsi que les liens entre les acteurs de santé, mettre en place des projets de coopérations sanitaires structurés et valoriser le parcours des patients pouvant bénéficier du traitement par protonthérapie ont été les principes fondateurs et directeurs de cette collaboration que nous sommes fiers de voir aboutir. »

La protonthérapie
La protonthérapie est une radiothérapie externe utilisant l’énergie d’un faisceau de protons pour détruire les cellules tumorales. En raison des propriétés physiques de ce faisceau, la dose d’irradiation délivrée au niveau la tumeur peut être augmentée alors que celle délivrées aux tissus sains proches de la tumeur est minimisée.
Cette forme de radiothérapie permet ainsi de délivrer des doses importantes et de détruire des tumeurs radio-résistantes proches d’organes sensibles comme les tumeurs malignes intra oculaires, les tumeurs de la base de crâne et du rachis. Demain, cette technique pourrait s’étendre à d’autres indications.
Elle réduit notablement le volume de tissus sains traversés par les rayons, comparativement aux photons, et permet dans certaines situations cliniques de diminuer le risque de toxicité. C’est une radiothérapie particulièrement adaptée pour l’irradiation de certaines tumeurs de l’enfant et du jeune adulte.


Contacts presse

Centre Antoine Lacassagne
Elisa Fontaine
Tel 04 92 03 12 87
elisa.fontaine@nice.unicancer.fr

Centre François Baclesse
Sophie Taillard
Tel 02 31 45 51 74
s.taillard@baclesse.unicancer.fr

Institut Curie
Catherine Goupilon
Tel 01 56 24 55 23
catherine.goupillon@curie.fr

Unicancer
Gwendoline Miguel
Tel 01 76 64 78 00
g-miguel@unicancer.fr 

lnauguration du Centre européen de recherche et de traitement en hadronthérapie de Caen-Normandie

 

Jeudi 5 juillet, Hervé Morin, Président de la Région Normandie, Laurent Ficus, Préfet du Calvados, Sophie Gaugain, PDG de SAPHYN, Khaled Meflah, Président d’ARCHADE, Philippe Lagalle, PDG de CYCLHAD, Marc-André Mahé, Directeur général du Centre François Baclesse, Yves Jongen, Fondateur d’IBA et chargé de la recherche et du développement, Lamri Adoui, Président de Normandie Université, Deborah Cvetojevic, responsable de la mission d'appui à la stratégie et plan cancer à l’Institut national du cancer, ont inauguré, le Centre européen de recherche et de traitement en hadronthérapie de Caen-Normandie, en présence d’Antoine Petit, PDG du CNRS, Rodolphe Thomas, Maire d’Hérouville-Saint-Clair et Franck Guéguéniat, Maire d’Epron.
 

Le Centre européen de recherche et de traitement en hadronthérapie de Caen-Normandie accueillera ses premiers patients dans quelques jours.

Grâce à l’acquisition du « Proteus One » par CYCLHAD, nouvel équipement de traitement des tumeurs par protonthérapie, le service de radiothérapie du centre François Baclesse sera en mesure de traiter à terme plus de 300 patients par an dans ce nouveau centre.

La protonthérapie est une radiothérapie particulièrement adaptée pour l’irradiation de certaines tumeurs de l’enfant et du jeune adulte, prometteuse pour le traitement de cancers actuellement inopérables, chimio et/ou radiorésistants. C’est une méthode de soin innovante utilisant l’énergie d’un faisceau de protons pour irradier les tumeurs, tout en épargnant au mieux les tissus sains et les organes particulièrement sensibles.

Le centre européen de recherche et de traitement en hadronthérapie de Caen-Normandie accueillera aussi des équipes de recherches internationales pour mener des études sur l’efficacité des traitements, la biologie et la physique médicale

Caen est la troisième ville en France à se doter d’un équipement de protonthérapie, après Orsay et Nice.

Le programme de recherche contre le cancer ARCHADE (Advance Ressources Center for HADrontherapy in Europe) mené en Normandie s’appuie sur un campus d’excellence situé au nord de Caen.

Ce campus regroupe la physique nucléaire fondamentale, l’imagerie, la biologie et le traitement du cancer. A proximité immédiate se trouvent le Grand Accélérateur National d’Ions Lourds GANIL (CNRS/CEA) qui est un centre de recherche en physique nucléaire fondamentale, la plateforme d’imagerie biomédicale CYCERON, le Centre de lutte contre le cancer François Baclesse et le Centre Hospitalier Universitaire CHU. La concentration de tels équipements sur un même site n’a pas qu’équivalent en France.

D’ici 2023, le centre européen de recherche et de traitement en hadronthérapie CYCLHAD de Caen Normandie se dotera d’un second accélérateur de particules, unique au monde, le « Cyclone 400 ». Celui-ci proposera en plus des traitements par faisceau de protons, des traitements par faisceaux d'ions d'hélium et de carbone".

Dès lors, la Normandie disposera d’un cyclotron de nouvelle génération plus compact et moins coûteux que les premiers accélérateurs d’ions carbones utilisés au Japon, en Chine et dans trois pays en Europe, Allemagne, Autriche, Italie, à l’heure actuelle.

Une large part sera faite à la recherche sur ces faisceaux. Des équipes spécialisées en radiobiologie et en physique nucléaire travailleront ensemble à mieux comprendre l’interaction des ions accélérés avec les tumeurs et les tissus sains.

Ces équipements, « Proteus One » et « Cyclone 400 » du Centre CYCLHAD font partie du programme ARCHADE, programme de grande envergure axé sur la recherche et le traitement du cancer en hadronthérapie à Caen.

Sont partenaires du programme ARCHADE : le Centre François Baclesse, le CHU de Caen Normandie, l’Université de Caen Normandie, ENSICAEN, le CNRS, GANIL (CNRS/CEA), la SEM SAPHYN (Santé et Physique Nucléaire), le centre CYCLHAD (CYCLotrons pour l’HADronthérapie), GIP CYCERON et Nucléopolis.

La création à Caen d’un Centre Européen de recherche et de traitement en hadronthérapie repose sur le soutien de la Région Normandie et le partenariat entre cinq entités : l’Association ARCHADE, une Société d’Economie Mixte SAPHYN, une Société Anonyme CYCLHAD, la société IBA (Ion Beam Applications SA) et la société Normandy Hadrontherapy.

« Le Centre européen de recherche et de traitement en hadronthérapie de Caen-Normandie développe des thérapies innovantes pour les patients et renforce le potentiel de recherche et de développement en matière de lutte contre le cancer. Ce centre de recherche va faire de la Normandie une référence nationale et internationale dans ce domaine » déclarent les partenaires.

Quelques chiffres :

La première phase du programme ARCHADE réalisée par la société CYCLHAD : l’achat de l’équipement « Proteus One » et la construction du bâtiment du centre de recherche et de traitement ont coûté 75 millions d’euros. Les équipes de recherche disposent d’une surface de 800 m² pour mener à bien leurs travaux.

Des investisseurs privés, IBA, la SEM SAPHYN et un pool bancaire participent au financement de cette première phase. La Région soutien ce centre à travers sa participation dans la SEM SAPHYN à hauteur de 22 millions € ainsi que par le biais de premières garanties d’emprunts à hauteur de 37 millions €.

Contacts presse Région Normandie :
Emmanuelle Tirilly – tel : 02 31 06 98 85 – emmanuelle.tirilly@normandie.fr
Charlotte Chanteloup – tel : 02 31 06 98 96 – charlotte.chanteloup@normandie.fr

 

 

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