Après un cancer du sein, jusqu’à 75% des patients ressentent des difficultés à se souvenir ou se concentrer, aussi appelées « brouillard cognitif ».
Ces difficultés peuvent affecter la qualité de vie, diminuer la confiance en soi et perturber le retour au travail. L’objectif ? Proposer des ateliers de remédiation cognitive pour améliorer ces difficultés.
Le « brouillard cognitif »
De nombreuses études ont montré l’impact des traitements contre le cancer sur la cognition et plus particulièrement celui de la chimiothérapie. Les patients traités, même pour un cancer hors du système nerveux central, se plaignent principalement de difficultés à se souvenir, penser ou se concentrer.
Ces altérations cognitives sont retrouvées dans la littérature sous le terme de chemobrain ou chemofog faisant référence à la notion de « brouillard cognitif ». Ce phénomène a surtout été étudié après la chimiothérapie du cancer du sein mais est également rapporté après d’autres traitements tels que l’hormonothérapie.
Ces difficultés cognitives ont un impact négatif sur la qualité de vie des patients et la confiance en soi et peuvent avoir des répercussions médico-économiques importantes. En effet, selon les résultats d’une enquête menée en collaboration avec l’association les Seintinelles, 76% des participants en activité estimaient que ce « brouillard cognitif » avait eu un impact négatif sur leur reprise d’activité professionnelle. Par ailleurs, la majorité des participants aurait souhaité bénéficier d’une prise en soins adaptée alors qu’il existe peu d’interventions spécifiques.
Des ateliers possibles grâce à la générosité des donateurs
Afin d’améliorer ces difficultés cognitives, des ateliers de remédiation cognitive sont proposés dans le cadre du service de soins du support aux personnes ressentant ce « brouillard cognitif » depuis le cancer et ses traitements. Cette offre de soins concerne en priorité les personnes souhaitant reprendre une activité professionnelle afin de faciliter la reprise.
En pratique, il est proposé un bilan neuropsychologique (tests de mémoire, de concentration…) avant les ateliers pour identifier les difficultés et les facteurs associés. Un second bilan neuropsychologique est proposé à la fin des ateliers pour évaluer l’évolution des difficultés.

Les ateliers cognitifs sont réalisés en petit groupe (5 personnes maximum) au rythme de 2 heures par semaines pendant 4 semaines. Au cours de chaque séance sont proposés des exercices d’entrainement, des informations sur la cognition, des stratégies à utiliser au quotidien ainsi qu’un temps d’échange.
Les participants sont très satisfaits de ces ateliers qui perdurent grâce à différents financements dont la générosité des donateurs.